Un rêve

J’ai comme une envie de te recroiser quelque part,
Au coin de la rue comme aux creux de mes rêves,
Une envie de te regarder, te parler, te toucher.
J’ai comme envie de te voir maintenant,
Te serrer contre moi et disparaître, te perdre.
J’ai envie au réveil de n’avoir qu’un vague souvenir,
Une image imprécise ; t’ai-je rencontrée cette nuit ?
M’as-tu dis ces choses ? m’as-tu vraiment embrassé
Lorsque nous avons visité tous ces chemins ?
Cette pensée me fait sourire de bon matin,
Quand seul dans mon lit j’ai cette idée si présente
Que tu étais avec moi, il n’y a pas si longtemps.

J’ai comme envie de te croire,
Quand tu m’emmènes divaguer dans des places que je ne connais pas,
Quand tu me nourris, que tu m’abreuves, que tu m’enivres…
Je ne veux pas trop savoir si c’était un rêve au goût de vrai,
Ou bien la réalité parfumée d’incroyable et de merveilleux,
Pourquoi nous ne touchions pas terre ?
Pourquoi je te comprenais quand tu ne parlais pas ?
Pourquoi je n’entendais rien quand le monde vacillait autour ?
Pourquoi je ne voyais… que toi.

J’ai comme envie de t’appeler,
Entendre ta voix, t’imaginer, presque te voir.
Je peux sentir tes mains glisser,
Déambuler généreusement, se perdre un peu partout.
Envie de faire durer le plaisir, de reculer l’attente,
Une nuit de plus où, somnambule,
Je courrai encore dans les rues vides jusque chez toi,
Te savoir derrière ces murs et espérer…
Espérer que dans ton rêve,
Nous nous rencontrerons et que jusqu’à demain matin,
Ça aura l’air vrai, peut-être que ce le sera.
J’ai comme envie de rêver de toi,
Même quand tu es là.