Ultra-basses

70°. Profondes ultra-basses,
C’est tout ce que je peux t’offrir,
Et un peu d’extase.

Je ne te promets pas la lune,
Je sais que tu t’en lasses,
Et dormir, dormir, jusqu’à ce que tu me chasses.

Quelques gouttes de bromure
Et un peu de plaisir,
Je sais, il y a certaines phases.

On construit des montagnes quand je te propose des dunes,
Je n’ai vraiment pas assez de place,
Alors je me retire, je me retire...

Plusieurs grammes de paresse
Que je ne peux me retenir,
Parfois de l’audace.

Tu pourras excuser mes lacunes,
Je n’ai pas trop suivi les classes,
J’ai préféré venir, te regarder, te mentir.

Si jamais tu t’en allais,
Que tu partais pour ne plus refaire surface,
Il faudrait forcément que tu m’emmènes dans tes bagages,
Il faudrait que tu m’entraînes, peut-être un peu plus férocement

Car il y a dans notre langage,
Une subtile promesse d’éternité,
Existe dans notre partage
Une subite faiblesse de promiscuité
Et c’est pourquoi je félicite ce génie :

Jamais tu ne pourras m’oublier,
Jamais tu ne pourras bien loin te sauver,
Sans que je sois dans tes parages.

Pas même toi, pas de barrage où me heurter,
Je reviendrai te hanter,
Et te faire fuir, fuir, jusqu’à ce que tu me lâches.

Quelques minutes d’Amour,
C’est tout ce que tu peux espérer,
Quelques minutes d'Amour,
C’est à prendre où à laisser.