Trace des sillons évidents

Trace des sillons évidents sur ma peau,
Décharne-moi,
Ton souffle ardent crache et morsure la surface.
À travers ton poison, tu élargis et concentres,
Tu ressurgis et tu me hantes,
Tu pénètres et tu lamentes en dedans.
Croisons le fer et battons-nous en duel,
Soyons un, soyons moi.
Et si tu crois que tu pourras t’évader comme ça,
Ton mensonge ne trompe personne, tu fuis
C’est tout ce que tu fais.

Entre mes lignes, tu te noies et tu suffoques,
Mes courbes te font frémir et tu perçois juste…
Un appel. Tu interprètes quand ça t’arrange
Mais tu as peur, bien plus que moi.
Je suis gravée en toi et je t’écorche vif
Sans que tu puisses rien faire,
Tu es ma proie, tu es à moi, tu es mien.

Glisse mon amour contre mes contours confondants,
Viens à moi je t’en prie, viens à moi et cries !
Je t’aime mon amour et ta marque me manque.
En délices j’accours et je danse sur ton flanc
Pendant que tu dors encore, je me mêle à ton sang.
Mes mains vacillent sur les traces de tes vestiges
Et caressent pour toi l’épiderme germé.
Le long de tes formes charmantes, je prends naissance
Pour m’embraser près de ta vie et consumer, péché de chair.
Dans tes replis, je me couche pour mourir aux portes de ton âme.
Toujours, je t’attendrai mon amour,
À jamais gravé dans les souvenirs sous-cutanés.