Stockholm

De quel droit t’insères-tu
Toi que je n’ai pas invitée
À venir me rejoindre
Au fond de l’éternité ?
Alors que je te croyais partie pour de bon,
À peine mes frissons terminés,
Tu resurgis en bourreau déterminé
Prêt à mettre à sac
Parce que ça te plaît d’achever,
Déformer mes moindres souvenirs,
Mes actuelles pensées.
Quand cesseras-tu de me tourmenter ?
J’aimerais pouvoir venir
Sans te voir traverser
Mon champ de vision en alerte,
Comment réagir ?
Ta torture est sévère,
Tu ne sais pas tout ce que tu infliges.
J’aurais pu continuer,
Faire semblant de vivre,
Tout au moins essayer
Mais c’est sans compter sur ton diabolisme,
Déesse désenchantée.
Tu me tues de désespoir immonde,
Je cours partout pour fuir ton regard
Et dans toutes les gares, toutes les cours,
Jamais tu ne lâches prise une seconde.
Laisse partir les orages,
Ne sois pas si cruelle
Il est temps de tourner la page,
De quitter ces étroites ruelles.
A l’hippodrome, sur ces champs de bataille,
Je déploierai tout l’éventail de tes symptômes
Mais quand vient le dernier supplice,
Je ne veux plus t’échapper,
Syndrome…