Quand tu dors

Pendant des heures, là, devant toi,
Je peux m’asseoir en silence et attendre,
Je peux te regarder calme et sereine,
Je peux te voir belle et apaisée,
Ton silence en dit long.
J’aimerais que tu saches que je t’aime assez
Pour veiller sur toi, pour te protéger,
Que parmi même le brouillard qui t’étreint
Je serai la balise qui t’indique où tu es.
Je suis là, devant toi, sans que tu le voies je suis là,
À contempler le spectacle de ton visage angélique,
À m’inspirer de tes courbes et ta sensualité,
À respirer ton bonheur et me faire envahir de ton amour.
Hypnotisé je suis par le bien-être que tu dégages,
À ton insu tu insuffles tant d’espoir et de vie
Mais qui es-tu vraiment quand tu ne dis plus rien ?
C’est si surprenant en ces heures
Que tu oses me montrer à l’intérieur
Ce que tu caches, tes trésors, tes secrets nacrés,
Que tu avoues ta face inconnue, que tu m’offres…
… toi, que tu donnes, que tu te racontes.
Tu peux bien me tourner le dos,
Tu peux bien fermer les yeux sur les non-dits,
Nous savons toi et moi ce soir ce qui se trame,
Là, maintenant, toi et moi savons véritablement.
Je sais que tu ne feras pas plus d’évocation,
Ça ne t’intéresse pas plus que ça,
Quand je me pose plus de questions que de raison,
Que l’ennui de ton absence se distingue trop.
Mais ce soir, toi et moi savons,
Ce que nous pensons, où nous en sommes,
Ce que nous nous aimons, parce qu’on sait
Quand on aime, quand pendant des heures,
Là, devant toi, je t’observe, je te regarde
Et je veille sur ton sommeil…