Les cambrures chaotiques

Palpite-moi, je crépite,
Descends-moi, je lévite.
Dans les tourbillons stridents tout autour,
Les visions se troublent, c’est peut-être l’Amour.

Brûle-moi, confonds mes désirs,
Expire, expire ! extirpe-moi.
La turgescence me prouve tout ce que j’ai à savoir,
L’innocence sulfure et provoque, folklore.

Confronte, césure, alchimie méprisante,
Résiste à la poussée, aux déclarations,
Quelques variables agnostiques, fées attentives,
Il y a des attentions statiques, émotives.

Propose-moi, je dispose, imaginons
Quelques névroses que le rhum apprécie,
La catastrophe de la faune afflue vers nous,
Dévie, détruis, plaisir, ablation des sangs.

Mutations délirantes, constituantes fusions,
L’harmonie, larme honnie, tracassante face,
Qu’avons-nous à perdre que ce que nous faisons ?
Un procès d’intention, aime-moi sans te fier.

Sois fier sans douter, altère, blâme, cuis !
À quel degré puis-je te voir ?
Dis-moi comment tu veux me posséder ?
Protège-moi comme l’éclair, défie-moi ! adultère.

Évoque-moi quelques sismiques secousses,
Y a-t-il un titre que je puisse te donner ?
Dans le tube, je m’y insérerai,
À foison les cambrures chaotiques.

Frétille, perdure, éclipse divine,
Hésite, unique, délivre, fébrile,
L’effet escompté ne compte pas tant…
Pas tant que toi.