Le temps efface les blessures

Le temps efface les blessures comme les visages,
Les lieux dispersent la confusion.
Qui es-tu pour qu’à travers toutes ces épreuves
Tu me hantes encore ?
M’enveloppant de ton amour,
Tu m’effrayes quand je veux essayer autre chose,
Pourquoi croire que nous sommes inachevés ?
Pourquoi imaginer que cette fin était si mauvaise
Qu’elle ne prouve rien ?
Je me demande encore quels secrets tu caches
Quand tu m’infliges toujours cette frustration.

Le temps efface les blessures et les visages,
Mais pas le tien.
Les lieux dissipent la confusion,
Mais partout où je vous ai aimée,
Mon esprit vous tient encore prisonnière
Et ma considération ne tient qu’aux rues
Où nous avons déambulés, vécus et vibrés,
Fabriquant notre nostalgie.
Je ne peux m’empêcher de me souvenir,
D’espérer, de pleurer puis de rire,
D’encore vous aimer et rêver, puis mourir.