La couleur du roi

J’aimerais qu’en toi explose toute la rage que je ressens,
Je voudrais que tu te brises lorsque tu sauras tout ce qu’il y a.
Je te hais, je déteste tes moindres recoins ;
Jusque dans tes souvenirs les plus ancrés,
Je reviendrai te hanter pour que jamais tu n’oublies.
Au plus profondément de toi, j’irai déverser ma semonce,
Extrait de continu et de souffrance solide.
Par tes yeux, je te montrerai mes ravages soudains,
Par ta chair, tu bouillonneras d’impatience,
Supplie-moi d’en finir comme je t’ai promis,
Implore-moi à la manière dont je t’ai élevé.
Je persécuterai chacun de tes pas,
J’enflammerai toutes tes pensées et la passion fera le reste.
Je te serai nocive, comme un poison qui coule lentement,
Tu resteras passif quand je te soumettrai,
Parce qu’aucune concession ne peut être permise,
Rappelle-toi.

C’est tout ce que je peux t’offrir en cadeau d’adieu,
Mon ressentiment extrême et éternel,
Mais toi, tu resteras là, apeuré par la lumière,
Dans un sombre coin de ta cellule, effrayé à en mourir.
La folie te gagnera comme la fièvre m’a prise,
Ta peau se résorbera doucement, en craquelant bruyamment
Pour que tu entendes bien la douleur en toi.
La couleur du roi n’est pas la tienne,
La couleur du roi n’est pas…
La tienne.