Incandescence

J’aime quand tu dépenses,
Quand à foison tu vis et dépourvue,
À travers tout ce qui touche,
Tu te lances.
Tu réécris chaque jour et gesticules
En d’innombrables détails,
Quand tu danses,
Que tu t’exploses et que tu vacilles.
Chancelle ma douce ! chancelle…
Quel est ton rythme ? dis-moi,
Quelle est ta cadence ?
À n’en plus finir, tu varies,
Tout le jour, toute la nuit,
Tu savoures partout,
Tu ne dis pas comment,
Où seras-tu demain matin ?
Seras-tu encore immense ?
Tu me perds chaque fois que j’accours,
Tu m’isoles, tu me sourds,
Par ton indifférence.
À quelle heure pourrai-je te croire ?
Quand pourrai-je te suivre ?
Explique-moi ton indépendance
Pendant que je m’essouffle
En de sots ennuis,
Ma peine par ton image se compense
Mais j’ai bien du mal à dormir,
Je souffre à combler tes absences.
Une gitane fuyante qui partout sourit,
Qui sautille fugace, qui vit quand je meurs.
Dis-moi ma douce,
Quelle est ta fréquence ?
Dis-moi ma douce profane,
Aurai-je jamais une chance ?