In loving memory of

Une goutte de poison tombe dans ma fiole,
Troublant l’eau d’une encre noire,
Se propageant telle la fumée.
Mélange inquiétant de l’instinct et de l’intellect :
Je m’ennuie de savoir parfois et de comprendre
J’aurais préféré être un ver et ne me soucier de rien,
Parasiter des humains faibles et naïfs, séducteurs relatifs.
J’ai si peur du vide en dedans,
Suspendu à un fil qui vient de nulle part,
Je m’ennuie parfois de ne pas réfléchir plus aux conséquences
Et compenser par un souffre-douleur bien incertain qui m’indique
Que là n’est peut-être pas mon chemin.
Le poison agit et détruit, cellule après cellule.
Tu disparais enfin et je ressens ton emprise se perdre dans le dédain,
Tes mains lâchent ma gorge et l’oxygène me parvient.
Jamais plus tu ne me feras mal car je t’ai tuée.
Mon esprit est en deuil mais mon Amour est parti.
De tes mains que j’ai aimées m’étreindre au plus profond de ma vie,
Tu as voulu contrôler une partie de toi qui ne t’appartenait pas.
Je te vois mendier pour des explications,
Je te vois ramper pour faire mal.
Mais derrière ton maquillage, je t’ai trompée à mon tour.
Parfois tu ne conviendras pas de la situation
Mais rien ne peux te sauver de ce qui arrive,
Le présent avale et recrache, le poison paralyse,
Rien de plus, rien de moins.
Derrière tes mouchoirs humides, tu as prétendu
Alors je n’ai plus aucun scrupule, je saurai repartir sans toi.
Je dois maintenant m’en aller car je suis pressé,
Ma dernière parole ne sera pas
In loving memory of…