Cocaïne

La première fois que je t’ai vue,
Tu accompagnais un ami à la fête.
Tu m’as tout de suite attiré,
Peut-être par ta provocante liberté
Ou bien par la sincérité que tu dégageais.
Je sais que lui t’aimait comme un fou,
Il te désirait du matin au soir,
Il t’aurait fait l’amour toute la journée,
Tu le rendais malade, il n’avait plus aucun contrôle.
Je me suis bien aperçu au bout de quelques temps
Que tu étais dangereuse, que tu étais nocive
Mais tu semblais si innocente, si différente…
Peut-être était-ce ça qui m’attirait chez toi,
Ce côté mystique qui m’excitait :
Dès que tu paraissais, je ne pouvais détourner mes yeux,
Tu avais cette splendide beauté, ce charme ravissant
Que l’on prête volontiers aux gens qui sont détachés.
Tes courbes sensuelles n’en finissaient plus de m’évanouir,
Je savais que te goûter était une erreur,
Je connais ton illégalité, je sais que tu es interdite ;
C’est dès la première prise que la dépendance se créée,
Dès le premier shoot que tu balayes le cérébral,
Par plaisir tu t’insinues dans les connexions.
J’ai été trop orgueilleux, j’ai cru être plus fort,
Je voulais juste t’essayer une fois, une seule petite fois,
Mais fatidique, tu m’as fait ton prisonnier, en adultère,
Cette fameuse nuit torride où je t’ai consommée,
Je t’ai prise, je t’ai absorbée
Et tu m’as rendu surpuissant, tu m’as décuplé.
Quand ta vigueur a rencontré ma verve,
Tu as agenouillé ma fougue pour mieux me faire subir,
Tu m’as infligé ta superbe
Et sitôt l’orgasme passé, j’ai déjà envie de recommencer,
Je veux jouir !